Biberons et accessoires

En bas âge, la vie des jumeaux se résume à manger, dormir, pleurer. Alors le quotidien de la journée est très vite dicté par les horaires de biberons. Toutes les 3 heures, puis toutes les 4h puis toutes les 5h, puis 5 fois par jour, puis 4 fois par jour quand les jumeaux sont réglés. Puis il faut nettoyer, récurer, sécher, remplir et re-remplir. Et puis recommencer.

Autant dire que l’activité biberon occupe à lui seul une part non négligeable de notre temps de parents.

C’est pourquoi il est essentiel de bien s’équiper.

Règle numéro 1 : disposer d’une batterie de biberon au moins autant qu’il y a de biberons dans la journée. De 0 à 2 mois, les biberons de 210 ml suffiront. De 2 à 6 mois, il en faudra des plus grands : visez 250 / 300ml.

Règle numéro 2 : disposer d’une batterie de tétine au moins autant qu’il y a de biberons. Des tétines adaptées à leur capacité de succion et au débit que vous voulez donner. (Vitesse 1 puis 2 puis 3).

Règle numéro 3 : Investir dans un égouttoir à biberon qu’il faudra laisser dans la pièce d’eau. Il en existe des pliables pour le transport.

Règle numéro 4 : la brosse à nettoyer flexible qui s’articule pour bien laver les biberons et éviter dépôts et impuretés. Supermaman est flippée alors elle utilise du produits nettoyant Bio pour ne pas empoisonner les jumeaux.

Voilà, vous disposez du kit conseil biberon au complet. Reste à nourrir les monstres en toutes situations.

 

Literie / cocoonababy

Faire dormir des jumeaux, c’est compliqué. L’un réveille l’autre. Les deux pour un seul lit? Pas la bonne solution. Risque de tensions. Et puis en bas âge, c’est dans la chambre des parents. En grandissant, c’est chacun sa literie dans la pièce d’à coté. Alors mieux vaut avoir pensé léger, mobile et transportable. Notre solution, le lit facilement démontable en 3 mouvements. Sur roulette pour le transport d’une pièce à l’autre. Pas trop volumineux, pour les nuits loin de la maison.

Pour le voyage, les choses se compliquent.

Essayer de mettre deux lits dans une voiture en plus de la poussette. Mission compliquée. Se balader avec deux lits parapluie partout, tout le temps. Mission tout aussi compliquée. Alors nous, on a opté pour le cocoonababy. Un petit matelas molletonné qui épouse les formes de bébés. Tout en simplicité. Sieste à la maison, sieste chez les amis. Facile à transporter. Facile à endormir bébé. La solution miracle? Presque. Passés les 5 mois, bébé risque de tomber…

Deux minutes c’est long…

22h30 environ, 23 juin 2017, Paris. Je suis seul, dans la pouponnière. Enfin seul, une sage femme à ma droite, une à ma gauche. Un 4 mains salvateurs pour m’expliquer le b.a b-a. Je jubile. 9 mois à cogiter, et là Bam une plongée directe dans la réalité.

La doublette

En face de moi, un tas de corvées sympathiques. 4 petites mains, 4 petits pieds qu’il faut changer, peser, mesurer, monitorer, nourrir, chérir, faire grandir… Sentiment de responsabilité d’un coup, d’un seul. Supermaman est au repos alors c’est à mon tour de jouer les super héros.

Quand soudain, une voix m’interpelle :

“Monsieur, va falloir quitter la pièce.” C’est la sage femme. “Césarienne qui tourne mal, risque vital, des jumeaux comme vous, quittez la pièce derrière cette porte et patientez”.

Je m’exécute. J’obéis, comme depuis le début. Peur de ne pas bien faire. Intérieurement, je plane. Je ne réalise pas encore. Euphorie totale. L’adrénaline redescend très doucement. Ca se chamboule dans ma tête. Alors je quitte la pièce pour l’obscurité du couloir. A l’extérieur, y a un type dans le noir assis sur le canapé. Il n’a pas l’air serein. Très vite, je percute. C’est lui l’autre paire de jumeaux, l’autre père surtout.

Vraisemblablement, il a pas eu droit d’assister à l’accouchement. Vraisemblablement, il ne sait pas ce qui se trame de l’autre coté. Hormis les sages femmes, c’est pourtant la première personne que je croise depuis la salle d’opération. Envie de parler, envie de partager. Mais quoi? Quoi dire, quoi faire? Comment? J’ai pas les mots. L’empathie m’empêche de communiquer. Pas à lui. Pas maintenant. Alors le silence se fait long.

On a pourtant beaucoup de points communs : des jumeaux, deux garçons, les premiers, le 23 juin… 2 destins si proches et pourtant si éloignés. Lui l’angoisse, moi le bonheur. Comment tout ça va finir? J’ai du mal à réfléchir.

Heureusement, une voix nous a délivrés:

“Vous pouvez rentrer. Tout va bien. Vos jumeaux sont en pleine santé.”

Me voilà rassuré. Pour lui. Et pour moi. Très égoïstement, je voulais garder ma joie, mon excitation. Pas un souvenir nauséabond. Alors deux minutes, c’est long…